mardi 10 avril 2018


Bahamas départ de Mayaguana.



Nous avons quitté Mayaguana le 30 mars dernier à 6 :55 am pour ce rendre à Acklin’s ( autre baie des Bahamas ). Nous sommes arrivés sur place à 17 :50 soit environ 11 heures plus tard. Une moyenne de 5.6 nœuds de vitesse ce qui n’est pas ci mal étant donné que nous l’avons fait au complet à la voile.

Acklin’s est un bel endroit pratiquement désertique avec une belle grande plage de sable blanc et en plus, nous y étions seuls. Étant donné que la saison de la chasse à la langouste se terminait le lendemain matin, le Capt est tout de suite sauté à l’eau pour regarnir notre congélateur. Résultat, 4 belles grosses langoustes et le tout en seulement une heure !!! Le lendemain, nous avons parcouru la plage à pieds et ensuite, les gars et Melya sont partis faire du snorkling. Cet endroit est l’un des endroits ou l’eau est le plus claire que nous ayons eu la chance de voir durant tout notre voyage et ça déborde de poissons.

Belle chasse !!!





Il a passé tout le long de notre séjour en dessous du bateau.





Marche sur les plages !






Les plages désertes sans civilisation sont souvent encombré de déchets et les enfants trouvent cela vraiment dommage. Ils ont décidé de ramasser les cordages et d'en faire des pommes de toulines afin de contribuer un peu au nettoyage de ces plages.





Maintenant, ils leur restent à trouver des acheteurs.





C'est fou ce qu'on peut trouver sur une plage !!!






Le Capt et Xavier ont profité des derniers jours pour nettoyer son teck. 





Sa fait du bien !!!






Ensuite, le 2 avril, cape sur Crooked Island. Nous voulions rejoindre Clarence Town ( sur l’ile de Long Island ) directement, mais faute de vent, nous nous sommes arrêtés à cette ile pour la nuit. Durant notre navigation, presque à la toute fin, le Capt ainsi que Patricia ont entendu un genre de grondement. Nous avons alors pensé à un bateau moteur, mais rien aux alentour. Peut-être un avion, mais pas d’avion non plus. Le vent a soudainement baissé et le bateau ne n'avançait pratiquement plus et le bruit a quant  à lui, disparu. On a donc parti les moteurs et quand le Capt a embrayé celui de bâbord, le moteur a automatiquement étouffé. Le Capt pense 2 secondes et se dit que c’est surement quelque chose dans l’hélice. Bien vue. On regarde à l’arrière de la jupe et il y a un long cordage dans notre sillage qui nous suit. Le problème est que qu’il déteste plonger dans 4000 pieds d’eau au milieu de l’océan avec le bateau qui tangue. Bon, pas le choix, il plonge et dégage le cordage de l’hélice après 10 minutes de travail. On redémarre le moteur et tout va bien ! Ouf !!!


Voici le fameux cordage





  Le 3 avril au matin, nous avons levé l’ancre pour rejoindre Clarence Town. Nous avions rencontré un couple d’allemand à Acklin’s et à notre surprise, ils étaient à Clarence Town lors de notre arrivée. Nous les avons alors invités à faire un 5 à 7 sur notre bateau. Bon pas toujours facile avec la barrière des langues, mais ils avaient un anglais avec un accent facile à comprendre donc nous avons eu beaucoup de plaisir à discuter avec eux. Le lendemain, Gabrielle et Thorsten ( les Allemands ) viennent au bateau pour nous inviter à leur tour sur leur bateau pour un 4 à 6, mais c’est au café que ca se passe. On ne sait pas si c’est une tradition chez eux, mais en tout cas, il était très bon leur café. Le lendemain, ils viennent encore nous voir et ils nous invitent à aller faire un feu sur la plage et manger du pain sur le feu. Chez nous, c’est plutôt des guimauves et des saucisses, mais on aime bien essayer les nouvelles choses. Le soir venu, tout le monde sur la plage et on à mangé du pain à s’en rendre malade. Il était très bon leur pain cuit au bout d’une branche dans la braise et c’était très cool de discuter avec eux.






Durant notre séjour dans cette baie, le Capt en a profité pour gratter les coques du bateau et tout au long de son grattage, il a eu la compagnie d’un barracuda d’environ 5 pieds qui ne la pas lâché d’une semelle. Il a tout fait pour s’en débarrasser, mais Monsieur Barracuda revenait toujours avec ces grosses dents et regardait notre Caitaine travailler. Nous croyons qu’ils n’ont quand même pas fini copains copains, car nous entendions souvent notre Patrick crié dans son tuba après le barracuda pour qu’il s’écarte de son chemin. C’est quand même drôle de voir Patrick s’obstiner avec un poisson. Ça fait changement d’avec ces enfants !!! Patricia a également vu un immense requin dans cette baie. Elle est alors partie en dinghy avec Xavier pour voir de plus près et ils pensent que c’était un tigger shark. Super pour le Captaine qui doit nettoyer les coques. Patricia voulait absolument que ce soit fait donc la condition a été qu’elle fasse le guet sur le bateau pour ne pas que le Capt remonte avec une croqué dans la fesse.

Le 8 avril, après une fenêtre météo avec du vent qui ne venait pas, nous décidons quand même de quitter pour ce rendre complètement au nord de Long Island dans la baie de Galliot Bay. Le tout c’est fait à moteur.  En date d’aujourd’hui, nous y sommes toujours, mais nous devrions quitter demain matin pour ce rendre à Georgetown ( toujours dans les Bahamas ).


A +



mercredi 28 mars 2018

Turks & Caicos – Bahamas



Comme nous le dissions l’or du dernier blogue, nous sommes arrivés à Turks & Caicos dans la baie de Big Sand Cay, le--- dernier.


Nous sommes arrivés de nuit et il y avait seulement un autre bateau dans la baie. Cette baie est bordée d’une magnifique plage de sable blanc. Nous sommes allés à terre et nous avons trouvé beaucoup de sea bean. Les sea beans selon ce qu’on nous a raconté sont des genres de petites bines brunes qui tomberait d’un arbre en Afrique et qui parcourrait mers et océan pour un jour s’échouer sur une plage quelque onques. Si c’est vrai, c’est cool de savoir que tu tiens dans tes mains une bine qui a parcouru tous ces milles nautiques pour finalement s’échouer sur une plage. On voit que les bines sont usées à force de naviguer aussi longtemps. Il y a des gens qui font des bijoux avec ces bines et c’est vraiment beau.



























Les enfants nettoient leurs trésors trouvés à la plage





Petite vidéo de l’ile




Le lendemain, l’autre bateau est parti et nous étions seuls au monde. Nous avons également eu la chance de voir des baleines à bosse au large qui sautait en dehors de l’eau. C’est vraiment incroyable de les voir sauter comme ça. Nous croyons qu’elles le font pour ce débarrasseur d’organismes qui se colle sur elles.



Pour ce qui est de nos baleines rencontrées lors de notre traversée de Puerto Rico-Turks & Caicos, nous nous sommes informés sur internet et semble-t-il qu’il s’agit de baleine globicéphale noir de l’atlantique plus communément appelé : Baleines Pilote. En tout cas, elle étaient  belles ces baleines !!!


Nous sommes finalement restés 2 jours dans cette baie pour ensuite nous rendre dans la baie de Cockburn Harbor à l’ile de South Caicos. Nous en avons profité pour aller chercher du diesel pour le bateau, car à cette ile, c’était disponible. C’est incroyable de voir des fois comment les gens peuvent ne pas faire attention à leur environnement qui est pourtant si beau. Le gars du diesel, afin de vérifier si sa pompe fonctionne bien, pèse sur le gun du diesel et en fait sortir une petite quantité à même le sol. Si on imagine le nombre de fois qu’il fait son test de pompe, on peut s’imaginer le nombre de litres qui tombe directement sur le sol après un an !!! Et pourtant, l’eau en dessous de notre bateau à ce mouillage est l’une des eaux les plus claires que nous avons vues depuis le début de notre voyage.



Un passager clandestin lors de notre navigation. Sans doute qu’il était épuisé puisqu’il n’y avait pas de terre en vue lorsqu’il s’est posé sur notre hauban.
 






Nous sommes restés seulement une nuit dans cette baie et le 23 mars nous avons mis le cape sur Ambergris Cay mais seulement pour la nuit puisque le lendemain matin nous devions traverser le banc de Turks & Caicos avec ces hauts fonds pour rejoindre Sapodilla Bay. Nous avons donc traversé le banc à la voile avec une vitesse moyenne d’environ 6 nœuds. Nous étions plus à l’aise de le traverser malgré les hauts fonds et les patates de coraux, car nous l’avions fait lors de notre descente vers le sud donc nous avions une trace sur le GPS que nous pouvions suivre ce qui miniminise les risques de collisions avec un récif et surtout, qui n’oblige pas Patricia à passer la journée à l’avant du catamaran pour guetter ceux-ci au gros soleil. Nous sommes donc arrivés à Sapodilla Bay le 24 mars à 15 :27. Nous sommes reparties de cette baie le 26 mars tôt le matin pour ce rendre aux Bahamas dans la baie de Abraham’s Bay à l’ile de Mayaguana. Nous la connaissons bien cette place puisque nous y avions passé plus d’une semaine en attente d’une fenêtre météo lors de notre descente vers le sud et nous avions manqué de propane durant cette semaine-là donc très compliqué de faire à manger sans four et surtout de manger des pâtes aux micro-ondes, mais ça, c’est du passé. Maintenant, avec l’expérience, cela nous arrivera plus. En tout cas, on l’espère !!!



En date d’aujourd’hui, le 27 mars, nous y sommes toujours. Nous irons faire nos douanes et ensuite, ce sera surement la chasse à la langouste qui occupera notre après-midi.


À +

samedi 24 mars 2018


Traversée de Puerto Rico à Turk & Caicos. Check liste !!!!
Mona passage et Mouchoir Passage.



Nous avons quitté notre mouillage de Puerto Real à Puerto Rico le samedi 17 mars à 8 :19 am comme prévu. Nous avions  le choix entre 2 fenêtres météo. La première était samedi et elle nous annonçait peu de vent. De 5 à 10 nœuds. C’était faible en vent et nous le savions, mais nous savions également qu’avec cette fenêtre, nous aurions une mer tranquille. La 2e fenêtre était prévue pour mardi le 20 mars avec des vents de 10 à 15 nœuds. Cette fenêtre aurait été meilleure côté voile, mais les risques d’une mer plus agitée était présents.



La première fenêtre nous a semblé le mieux, car elle donnait sur une fin de semaine donc pas de manque d’école pour les enfants puisque nous étions le week-end. De plus, pas de mal de cœur pour Xavier et Patricia en mer puisque nous n’aurions pas de vague de 12 pieds à affronter.  Aussi, le fait que nous n’ayons pas de pilote auto fait en sorte que si nous pêchons, ça se complique un peu, car il y a une personne qui doit rester à la barre donc un joueur de moins dans l’équipe pour remonter le poisson contrairement à moteur. Nous étions également à sec d’eau et quand on fait de l’eau, c’est préférable de le faire lorsque les moteurs sont en marche pour économiser les batteries, car le dessalinisateur prend beaucoup d’énergie. Nous avions également hâte de partir, car ça faisait un petit bout que nous étions à Puerto Real. Bref, pour toutes ces raisons, nous avons décidé de prendre la première fenêtre météo soit celle de samedi.



Donc une fois la décision prise, nous avons tout inspecté sur le bateau afin de ne pas avoir de mauvaise surprise en mer, nous avons réparé quelques petits trucs, remplit le diesel, etc. Patricia a fait une montagne de bouffe pour la traversée afin que ce soit pratique, car si le temps se gâte durant la traversée, il peut être difficile de faire à manger dans le bateau dans une mer agitée.



Première journée.



La première journée de nav c’est fait moitié voile, moitié moteurs avec de 0 nœud de vent à environs 8 noeuds de vent. Durant cette journée, nous avons croisé une belle tortue. L’eau était incroyablement limpide nous voyons le fond dans plus de 77 pieds ! Nous avons mis la ligne à l’eau des notre départ et en début d’après-midi, un beau petit mahi-mahi ( dorade ) mort à l’hameçon. Tout le monde à son poste. Patricia remplace le Capt à la barre, Xavier enlève tous les coussins du cockpit, Melya va chercher le coffre à pêche, les gants, etc. Le Capt ramène le poisson jusqu’à la jupe arrière du cata et demande la gaffe équipée du crochet, car souvent, lorsque le mahi-mahi approche de la jupe du bateau, il se débat tellement qu’il réussit à se déprendre de l’hameçon et c’est ce qui est arrivé. Nous n’avons pas eu le temps de le crocheter et il a réussi à se déprendre. Déception pour tout le monde à bord d’autant plus que ça faisait longtemps que nous n’en avions pas pêché de mahi-mahi et c’est tellement bon, mais bon comme on dit, un perdu et dix de retrouvés ! Le Capt et Patricia ce sont relié pour faire des quarts de 4 heures chacun aidé de Xavier et Melya qui nous on remplacé à plusieurs reprises.  

2e journée


La 2e journée, pas beaucoup de vent durant le jour, mais à partir de 16 :00, le vent c’est levé et nous avons pu faire de la voile toute la nuit. Le matin de cette journée, nous avons tout de suite mis la ligne à l’eau et cela a porté fruit. Nous avons pêché un beau gros mahi-mahi. Une fois le mahi-mahi dans le cockpit, le Capt commence à le préparer, mais Patricia crie qu’il y a quelque chose à l’avant du bateau qui ressemble à des gros dauphins. Trop de choses en même temps ! Le mahi-mahi, les poissons, etc. Nous nous approchons donc du banc de poissons pour nous apercevoir que ce n’est pas des dauphins, mais des baleines. Elles ont environ une quinzaine de pieds de long et c’est la première fois que nous voyons ce type de baleine. Il y en a environ une douzaine. Xavier demande au Capt pour plonger avec elle, mais le Capt ne préfère pas du au fait que nous ne connaissons pas ce genre de baleine et qu’il a des petits avec leur mère et cela peut être dangereux. Nous passons environ 20 minutes avec elle et prenons quelques photos. Elles sont super relax et ne semblent pas effrayées par la présence du bateau. Nous nous approchons à environ une dizaine de pieds et elles restent là bien relax. Magique !!! Durant la nuit, Xavier s’est levé à 4:00 am pour venir barrer avec son papa et après avoir discuté de tout et de rien en regardant les étoiles, le Capt a été se coucher 2 heures durant que Xavier barrait tout seul. Tellement apprécié du papa et de la maman!

















3e journée



Au lever du soleil, le vent disparait et on doit démarrer les moteurs. Le Capt met encore sa ligne à l’eau malgré la réticence de Patricia, car les congélateurs sont pratiquement remplis, mais pour le Capt, c’est tellement tentant. Il promet à Patricia qu’il trouvera de la place. Le Capt est à la barre  et repère encore un banc de baleine. On met le cape  sur eux et on se rapproche le plus possible. La veille quand Xavier avait demandé de plonger et que papa n’a pas voulu et bien durant tout le temps passé après, le papa s’en ai voulu. Ca arrive pas très souvent de rencontrer des baleines dans une vie donc après un petit meeting avec les enfants sur quoi faire et ne pas quoi faire, nous sortons les masques et tubas et nous plongeons avec elles, mais tout en restant très près de l’échelle du bateau et de ne pas approcher les mamans avec leurs petits. Une fois à l’eau, Wow et re-Wow, c’était magique. On est dans le grand-bleu, seul au monde avec des un groupe de baleine d’environs une trentaine d’individus. Nos yeux se croisent et on dirait qu’elles sont aussi curieuses de nous voir que de nous les voir. Elles sont super relaxes, avance très lentement en petit groupe et elles ne  pas du tout effrayer par le bateau même si nous sommes très près . Un moment inoubliable pour nous.








En après-midi, Patricia est à la barre et voit des oiseaux qui s’agitent et qui plonge à l’eau. Ca, ça veut dire qu’il y a surement du thon par là, car les thons mangent les petits poissons et les petits poissons essaient de se sauver et monte à la surface ce qui permet aux oiseaux des mangers à leur tour. Patricia met le cape sur les oiseaux. Une fois arrivé près d’eux, la canne à pêche se met a ce défiler avec le bruit qui vient avec. Bran le bas de combat. Tout le monde à son poste. Patricia a eu une bonne intuition puisque nous avons remonté un beau thon d’une dizaine de livres. Hey !!! Le Capt se dit, OK, là c’est fini pour moi, car la maman ne voudra plus que je pêche faute de place dans le congélateur, mais dans le moment d’euphorie, elle lance au Capt comme ça. Hey, tu n’as pas remis la canne à l’eau ! Le Capt ne fait aucun commentaire et la remet immédiatement avant qu’elle ne change d’avis. 5 minutes après, la canne se fait encore aller et nous sortons un 2e mahi-mahi. Hey !!! Là, elle allume et dit au Capt, ça suffit là le poisson, nous n’aurons jamais assez de place pour tout congeler. Une fois les 2 poissons arrangés, nous devons laver le cockpit au grand complet, car il y a du sang partout. Ensuite, le Capt refait tout le set-up des 2 congélateurs et réussi de peine et de misère à tout mettre le poisson dedans. La nav s’est terminée à notre arrivée à Turk & Caicos à minuit et cinq du matin dans la baie de Big Sand Cay.












Cette traversé de 3 jours, 3 nuits, on se l’est demandé longtemps si on la faisait ou pas, mais ça ne nous tentait vraiment pas de nous arrêter en République dominicaine et la seule façon de ne pas s’arrêter était de faire cette traversée. Aujourd’hui, nous ne le regrettons pas. C’est une expérience de plus à notre actif. Pour Patricia, c’est un dépassement. De plus, la traversée s’est tellement bien passée. Tout le monde était calme, les enfants nous ont vraiment aidés, et ce sans que nous le demandions. Ils ont fait la vaisselle tout au long de la traversée, ils ont barré le bateau à plusieurs reprises pour donner des breaks à maman et papa. Patricia était calme et pas stressée du tout  et a fait tous ces quarts sans problèmes. Bon, la fatigue était présente, mais tout était OK.


Bilan de la traversée



Départ de Puerto Rico le 17 mars à 8 :19 am.
Arrivé à Turks & Caicos le 20 mars à minuit 5 min.
64 heures totales de navigation.
308 milles nautiques de prévus, 320 milles nautiques de parcourus.
Du soleil tout au long de la navigation et aucune pluie.
Aucun grain rencontré.
2 bateaux-remorqueurs et 3 cargos rencontrés.
Un appel de la coast gard sur le VHF a la fin du mona passage afin de s’assurer que tout est OK pour nous et en même temps, de savoir quelle est notre destination au cas ou nous aurions un pépin.
2 mahi-mahis et un thon de pêchés.
Deux rencontres avec les dauphins
De la viande plein le congélateur.
Une plongée avec les baleines.
Une chaudière échappée à l'eau et récupérée.
300 litres d’eau faite au déssale.
Tout le monde heureux et de bonne humeur.
Une famille heureuse de vivre ces bons moments inoubliables.



Quoi demander de mieux !!!

À +


vendredi 16 mars 2018


Quelques photos à Puerto Rico


On place une partie du cannages













C'est officiel. On part demain matin à 8:00 am pour notre traversée !

A Plus !


jeudi 15 mars 2018


Mona passage et Mouchoir passage.



En date d’aujourd’hui, le 15 mars 2018, nous sommes dans la baie de Puerto Real  à Puerto Rico. Nous sommes en attente de notre fenêtre météo afin de faire nos 305 milles nautiques pour atteindre Turk & Caicos.



Pour cette traversée, qui durera environ 3 jours et 3 nuits, nous devrons composer avec les courants aléatoires du Mona Passage. Nous devons également partir à une heure précise afin d’éviter les grains qui se forment souvent près de la côte ouest de Puerto Rico. Nous devons également trouver une fenêtre météo qui nous donnera la température voulue, et ce pour au moins 5 jours. La journée numéro 1 est une journée de temps calme qui adoucira la mer donc les vagues. Cette journée devra être faible en vent. La 2e journée ( celle de notre départ ) ainsi que la 3e et la 4e doivent être des journées ou il y aura entre 10 à 15 nœuds de vent Est de préférence. Donc pas trop venteux, mais pas trop faible en vent non plus afin que nous avancions à une bonne vitesse soit environs 5 à 6 nœuds. La 5e journée est une journée back-up au cas où nous aurions un pépin ou que le vent ne serait pas au rendez-vous.



Nous devrons également composer avec les baleines qui sont en saison de reproduction. Par contre, la saison est supposée se terminer à la fin février, mais pour en avoir vue en dehors de ces dates, nous devrons rester vigilants. Il y a aussi les conteneurs, mais ça, c’est vraiment très rare. Par contre, des amis à nous nous on fait parvenir un courriel à l’effet qu’un cargo en a échappé 70 en mer près des États-Unis, mais à cet endroit, pour ceux qui pourrait flotter, ils remonteront avec le courant du Golf Stream donc pas vraiment de danger pour nous. Voici le lien pour ceux qui seraient intéressés à lire l’article : http://gcaptain.com/maersk-containership-loses-about-70-containers-overboard-off-us-east-coast/



Ces derniers jours, nous avons été en mode préparation du bateau pour la traversée qui s’en vient. Nous avons loué une voiture et nous avons fait 3 jours de magasinage. Nous en avons profité puisqu’ici, à Puerto Rico, c’est beaucoup plus américanisé donc nous avons accès à plusieurs épiceries, Wal-Mart, etc. Nous avons fait une épicerie de l’équivalent de 2000,00 $ canadien. 3 voyages d’auto et de dinghy rempli à craquer !!! Petite anecdote : Au Québec, sur le bord des autoroutes, il n’est pas rare de voir des chats ou des chiens écrasés en bordure de route, mais ici, à Puerto Rico, c’est des iguanes qui sont écrasés en bordure de route. Environ un à tous les kilomètres.




 Pour le bateau, nous avons vérifié et réparé tout ce qui pourrait être problématique durant cette traversée. Patricia a également fait un échange avec un proprio de marina dans la baie où nous sommes. Elle lui a offert une vidéo de drone de ça marina en échange d’une journée a son quai avec eau gratuite ce qui nous a permis de pouvoir laver le bateau en entier et Dieu sait qu’il en avait de besoin. Il nous a également fourni les clefs qui nous permettent d’accéder à tous les services de la marina. ( Douches, toilettes, etc. ) Un bon deal finalement.



Donc si rien ne change côté météo, nous devrions lever l’ancre samedi prochain le 17 mars et mettre le cape sur Turk & Caicos !!!


Des photos viendrons aussitôt que nous aurons une bonne connexion.



A plus !  

samedi 3 mars 2018


BVI, USVI, Culebra, Culibreta, Viesque, Puerto-Rico !



Nous avons quitté St-Martin le 17 février dernier pour se rendre aux BVI ( Iles Vierge Britannique ). Nous avons fait 89.5 milles nautique et cela a pris 15 heures 30 minutes pour se rendre. Le tout c’est fait à la voile et ça bien été malgré certaines grosses vagues.


Nous n’avons pas fait la douane là-bas, car nous repartions le lendemain matin pour rejoindre les USVI. Nous avons jeté l’ancre à St-John. Ensuite, le 19 février, nous nous sommes rendus à Cruz Bay toujours sur l’ile de St-John afin de faire nos douanes d’entrée, mais rendues sur place, nous avons eu la surprise de savoir qu’il n’y a plus de douane sur cette ile à cause de l’ouragan. Leur bureau a été démoli. Nous avons donc dû nous rendre à Charlotte Amalie pour faire les douanes. Nous y sommes arrivés le 20 février. Nous sommes restés 3 jours là-bas et ensuite, nous avons mis le cape sur Isla De Culibra. Là aussi, l’ouragan a fait de gros dommages. Ils n’ont même pas encore l’électricité et ils croient la ravoir seulement d’ici un an au dire de la douanière.


Le lendemain, nous avons été à Isla de Culibreta. C’est une petite ile inhabitée et c’est très beau. Nous étions seuls au monde dans notre mouillage.Nous sommes restés jusqu’au 27 février. Ensuite, nous nous sommes rendus à Vieques. Encore là, c’est une autre ile qui a été endommager, mais les habitants on fait un grand ménage et ça semble pas si pire. Le lendemain, nous avons mouillé l’ancre à Ensenada Sun Bay. Le 1er mars, nous avons quitté cette bay pour ce rendre à Puerto Rico dans la baie de Puerto Patillias. Le lendemain, nous avons rejoint le mouillage de Punta Salinas.



Poséidon a été généreux avec nous lors de nos dernières navigations et nos dernières parties de chasse !!!









15 livres de bon thon !!!







Culibreta




Ginger vole maintenant !
















Viaques






Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes toujours à Punta Salinas, mais nous pensons quitter aujourd’hui pour la petite ile de Isla Caja De Muerto. Nous y avions été lors de notre descente et c’était vraiment très beau comme petite ile et comme la dernière fois, nous devrions être seuls au monde dans ce mouillage.


Tout le monde se porte bien sur le bateau. Naturellement, nous pensons beaucoup au retour qui est prévu pour juillet prochain. Une grosse étape nous attend dans les prochains jours. La traversée du Mona Passage avec ces courants, ces grains, etc. Nous pensons faire Puerto Rico – Turk & Caicos sans s’arrêter en République Dominicaine car les mouillages n’y sont pas très sécuritaires. Par contre, cela implique une navigation de 3 à 4 jours sans arrêt en pleine mer au milieu de rien. En principe, cela devrait bien se faire si nous trouvons une bonne fenêtre météo. Le seul hic est que nous devrons le faire sans pilote automatique donc toujours quelqu’un à la barre pour barrer le bateau. Une bonne chose est que maintenant Xavier barre très bien le bateau à la voile donc il pourra nous donner un coup de main !!!


A plus !

jeudi 15 février 2018

La Guadeloupe, Antigua, Barbuda, St-Barthelemy et Saint-Martin.


Lorsque nous étions en Guadeloupe, nous avons été visités un jardin botanique. Les enfants ont vraiment apprécié ainsi que les parents.














































Nous avons quitté la baie de Deshaies en Guadeloupe le 19 janvier dernier pour rejoindre l’ile d’Antigua. La navigation s’est bien passée et elle s’est faite uniquement à la voile. Par contre, notre départ de la baie a été un peu retardé puisque lorsque nous avons monté l’ancre pour quitter, Patricia a fait part au Capt que le winch forçait beaucoup. Nous avons finalement su pourquoi. Une cage de pêcheur abandonné au fond de l’eau s’est prise dans notre ancre. Le Capt a coupé les liens de la cage et nous avons réussi finalement à se débarasser de cette cage. En plus de devoir les éviter continuellement en navigation, il fallait qu’on s’en prenne une après l’ancre. En plus, il n’y avait même pas de poisson à l’intérieur de la cage. Dire que Patricia avait dit deux jours avant …qu`un jour elle va en sortir une pour voir a l`interieur pour voir ce qu`il y a dedans et bien un autre check list de fait .


La fameuse cage















Antigua.


C’est vraiment beau à Antigua. Ça nous a fait penser un peu aux Bahamas avec l’eau turquoise et le sable blanc. Les iles d’Antigua et Barbuda qui s’appartiennent mutuellement comptent plus de 365 plages. Comme leurs habitants se plaisent à le dire, ils ont une plage par jour à faire visiter. Par contre, c’est vraiment dispendieux sur cette ile. Nos amis Moana sont venus nous rejoindre là-bas à notre grand bonheur. Ça faisait un bout de temps qu’on ne les avait pas vus. Nous avons fêté la fête de Melany sur place. Nous y sommes restés 13 jours, car nous attendions une bonne fenêtre météo pour rejoindre Barbuda.






Ce n'est plus des bateaux ! C'est des vaisseaux spatiales !!!





On voit qu'elle l'aime son maître !!!









Il triche le petit maudit !
 




Bonne fête Mel !!!





Tune-up du moteur




Barbuda



Le 1er février, nous quittons Antigua pour ce rendre à Barbuda. Une nav moins confortable à cause des grosses vagues. Rendus au mouillage, sans même avoir débarqué encore, nous avons pu constater depuis le bateau les ravages que l’ouragan Irma a faits à cette ile. Les bâtiments longeant la plage sont presque tous démolis. Nous avons passé nos 3 jours là-bas à visiter l’ile, marcher sur la longue plage de sable blanc, regarder les chevaux sauvages qui se promènent sur l’ile et faire du snokling. Ensuite, nous avons quitté pour retourner à Antigua, car il n’y a plus de douane à Barbuda à cause de l’ouragan. Donc, le 4 février, nous étions de retour pour aller faire nos douanes de sortie. Une nav. Bonbon. Moyenne de 7 nœuds avec le vent au grand largue (vent qui vient presque de l’arrière du bateau).

































Non !!! Ce n'est pas moi qui les ai pêchés !!!


















Le lendemain matin, à 4 :00 am, cape sur St-Barthelemy avec plus ou moins 80 milles nautiques à faire. Au début de la traversée, c’était vraiment soso avec des vagues d’environ 7 pieds que l’on prenait de coter ce qui faisait valser le bateau. En plus, après une heure de notre départ, un petit bateau nous suivait sur l’arrière et nous éclairait avec sa torche. Ce qui n’est pas habituel et un peu fatigant quand tu navigues complètement dans le noir. Ensuite, rendue à environ 300 pieds de nous sur notre arrière, la lumière s’éteint. Le Capt essaie d’éclairer le bateau, mais on ne le voit pas. Mystère… Sans doute un pêcheur curieux ! Nous avons finalement mis 14 heures pour faire la traversée de 82.5 milles nautique. Une moyenne de 6 noeuds donc pas si mal si on prend en compte les grosses vagues tout au long du trajet qui parfois nous ralentissent énormément. St-Barthelemy a également été touché par l’ouragan, mais étant donné que c’est une ile un peu plus fortunée, on dirait qu’il ne s’y est rien passé. Tout est déjà nettoyé et réparé. Nous y sommes restés 3 jours et avons laissé dernière nous Moana qui viendra nous rejoindre un peu plus tard.


Saint-Martin



Le 8 février, cape sur Saint-Martin. Ayoye !!! Nous y avions passé environ un mois et demi avant qu’elle soit frappée par l’ouragan. Là, on y revient et ce n’est pas possible comment ça été détruit. Il y a encore des bateaux empilés un par-dessus l’autre, beaucoup de bâtisses et maison sans toiture. Même le restaurant le Divin là où nous allions déjeuner à été complètement détruit. À notre 2e journée au mouillage, la gendarmerie est venue nous contrôler à bord du bateau. Ils ont pris nos papiers, fait un appel pour savoir si nous n’étions pas , recherché, ensuite, ils ont remplit un paquet de papiers et sont repartis par la suite. Ils étaient quand même très sympathiques.













Cheval dans la ville. Toujours surprenant !!!














































Ce mois-ci, sur Xalya, c’est le mois des bébittes.



1er épisode :


À Antigua, les enfants n’arrêtaient pas de nous achaler pour avoir un Bernard l’ermite à bords du bateau. Nous avons fini par capituler. Nous sommes donc parties à la plage et les enfants se sont choisi chacun un Bernard l’ermite. Ils ont préparer un bac avec du câble, beaucoup de coquillages pour que les bébittes puissent changer de maison, des petits rochers, une petite cabane, etc. Bon au moins, ça les occupe et sa leur permet de faire des recherches sur la vie du Bernard l’ermite. On peut donc dire que ça à un côté éducatif. Ils les ont bien sûr appelés Berbard et Bernadette.


A la recherche de Bernard et Bernadette




Ici, on a Bernard. Bernadette était cachée dans le sable lors de la photo.





2e épisode :


Lorsqu’ont fait l’épicerie, on prend soins de ne rien débarquer à bord de Xalya avant d’avoir tout nettoyé et aussi enlever tous les étiquettes des cannages, les cartons de céréales, etc. Car ici, dans les Caraïbes, c’est le festival de la coquerelle. Il y en a partout !!! Le Capt avait acheté une caisse de bière et n’a pas respecté la règle. Donc il défait la caisse de bière dans le cockpit . Lorsqu’il sort la dernière bière du carton, une énorme coquerelle en sort et se met à courir. Vous seriez surpris de voir a quelle vitesse sa l’avance ces bébittes-là. Donc le Capt se met à courir après pour la tuer. Elle était à un cheveu de rentrée dans le bateau quand il a finalement réussi à l’attraper et la tuer. Une bonne leçon pour le Capt, car si elle avait réussi à entrer dans le bateau, à la vitesse qu’elle allait, pas sur qu’on ne l’aurait pas perdu !!!

3e épisode :


Un matin, Patricia se lève et fait notre lit. Elle remarque 3-4 petites graines qui ressemblent à des graines de café. Elle n’en fait pas de cas, elle balaie les petites graines de la main et ensuite, passe le balai par terre. Le lendemain, le Capt va s’étendre une quinzaine de minutes sur le lit. Ensuite, il ouvre les yeux et voit environ 6 petites graines brunes sur le plafond de la chambre. Il met ces lunettes (eh oui, il vieillit et maintenant il a besoin de lunette pour voir de proche) et remarque que les petites graines sont en fait de minuscules petites bestioles. Il les tue avec un mouchoir et n’en fait pas de cas. Le soir venu au moment d’aller se coucher, il y a encore 3-4 petites bestioles sur le mur et le plafond. On les tue et on se couche. Le lendemain matin, il y en a encore. Là c’est plus sérieux. Il faut savoir de ou elle vienne et de quelle bestiole s’agit-il. On ouvre tout dans la chambre. Murs, planchers en dessous du lit, matelas, etc. On ne trouve rien. On inspecte le chat et le chien, on ne trouve toujours rien. On nettoie et on espère ne plus en voir. Le lendemain, encore les bestioles et certaines d’entre elles, quand on les écrase, il y a du sang. Là on est sûr que c’est des puces. On réinspecte Gienger et Rescue et on trouve sur Ginger plusieurs petites bestioles, mais il faut vraiment, mais vraiment être très attentif pour réussir à les voir. Quand a Rescue, rien. Ce que nous trouvons curieux est que les puces ne sautent pas. Bon après des recherches sur internet, on voit qu’il existerait environ 2000 sortes de puces différentes donc on se dit que celle-ci ne saute pas. Mais en creusant les recherches, on s’aperçoit que ce n’est pas des puces, mais des tiques !!!! Merde !!!

Certaines tiques peuvent être porteuses de la maladie de lime et il ne faut vraiment pas niaiser avec ça. On se met tout de suite à la recherche d’un vétérinaire. On part en autobus,le chauffeur nous dèpose pas a la bonne place donc  on marche une heure et on arrive finalement chez le vétérinaire qui soit dit en passant à  son bureau dans un conteneur. Bon c’est propre, mais c’est quand même rare un vet qui tient son bureau dans un conteneur. Le vet. Nous donne la petite pilule magique. On retourne au bateau, donne la pilule à Ginger et après 12 heures, elle sera immunisée. Par contre, on doit tout désinfecter le bateau et mettre du produit partout afin d’éliminer les tiques du bateau. D’autant plus que Patrick en a trouvé une sur lui. On défait et désinfecte tout sur le bateau. On a finalement fini après 2 jours de travail à 4 personnes. Maintenant, on espère ne plus en trouver !!!

En espérant qu’il n’y aura pas un 4e épisode bébittes !!!

C’est aussi le mois des articles !


Le journal de Chambly a écrit un article sur notre voyage. Voici le lien pour ceux qui voudraient le lire : http://www.journaldechambly.com/partir-vivre-reellement/

Aussi, un 4e article dans la prochaine revue Plaisance avec qui nous collaborons depuis le début de notre voyage sortira dans la prochaine édition.

Et pour finir, la revue Multicoque nous a approchés pour écrire un article sur nos aventures qui sortira aussi dans la prochaine édition.


En date d’aujourd’hui, nous sommes toujours à Saint-Martin, car les vents sont trop forts pour que nous puissions quitter pour les BVI. Nous en profitons pour faire toutes les petites choses que nous avions à faire. Achat d’équipement manquant, grosse épicerie, vétérinaire pour les animaux, faire de l’eau, remplir les réservoirs  d’essence et de diesel, lavage (je pense que Patricia a du faire environs une dizaine de brassées de lavage), trouver les pilules de cholestérol pour le Capt, etc. (C’est fou sur les iles françaises comment tout est plus simple. Exemple, on se rend à la pharmacie, on présente la prescription canadienne de cholestérol du Capt et sans poser aucune question, elle nous revient avec les pilules et en plus, 80 % moins cher qu’au Québec). Aussitôt une bonne fenêtre météo, cape sur les BVI ! En principe, le départ est prévu pour vendredi prochain le 16 février aux alentour de 2 :00 du matin, car nous aurons plus de 85 milles nautiques à faire.

Juste avant de finir ce blogue. Nous avions certaines craintes à revenir à Saint-Martin sachant que beaucoup de gens avaient tout perdu et que cela aurait pu être dangereux pour nous côté vol ou autre. Il n’en est rien. Les gens sont toujours aussi accueillants avec des : Bonjour et avec leur beau sourire. On les voit tous en train de travailler et d’essayer de redonner vie à leur ile tant abîmée. Nous en tirons encore une leçon !!!


À +